N.A.É. Soutien et Partage

www.nae-soutien-partage.org

 ouest france12mai2016
Photo : Les membres du bureau de l’association Naé soutien et partage : Katia Massé, Maëlys Marchand, Christophe Marchand, Bénédicte, Guy Le Brigand, et Karine Marchand

L’association Naé Soutien et Partage organise une randonnée solidaire, lundi 16 Mai, à la Meilleraye. Les départs, qui s’échelonneront entre 8 et 10 h, se feront du parc des Lavandières, face à la salle polyvalente. Trois agréables circuits VTT, de 15, 30 et 40 km, sont proposés. Ainsi que deux circuits pédestres, de 10 et 19 km, à travers des paysages boisés et pittoresques, dont l’étang de Vioreau.
Cette toute jeune association, crée en Octobre, s’est fixé l’objectif d’« apporter un peu de bonheur aux enfants gravement malades, et d’être aussi un relais de proximité et d’entraide auprès des proches », précisent Karine et Christophe Marchand, Emmanuel et Katia Massé, Guy et Bénédicte Le Brigand, les trois couples de Soudan et de la Meilleraye, qui en sont les initiateurs. Pour cela, l’association organise diverses manifestations, dont les bénéfices contribuent à apporter une aide financière aux familles dont un enfant est touché par une grave maladie demandant des traitements et des soins souvent coûteux.

L'association Naé soutien et partage, créée en octobre 2015 dans l'objectif d'aider les familles dont l'enfant est soigné pour une grave maladie, ou qui ont perdu un enfant, a remis un chèque de 1 500 € à Florence et Marc Barreau. Ces parents, qui résident à Saint-Mars-de-Coutais, se battent depuis presqu'un an contre la maladie de leur petit garçon.

« Le petit Camille, cinq ans, atteint d'une tumeur cérébrale cancéreuse, a déjà supporté courageusement plusieurs interventions au CHU d'Angers. Nous sommes heureux de verser ce don à Camille et sa famille et de les soutenir dans leur combat », explique Katia Massé, Meilleréenne, membre du bureau de l'association.

Ils s'appelaient Nolann, Angélique et Évan. Ils avaient 5, 18 et 9 ans. Nolann et Évan sont décédés à la suite d'un cancer, Angélique a été victime d'un accident de la route. Leurs parents, Katia et Emmanuel Massé, Bénédicte et Guy Lebrigand, Karine et Christophe Marchand, ont créé l'association Naé soutien et partage, reprenant les initiales de leurs trois enfants.

Par ce biais, ils partagent leur vécu, leurs angoisses, leurs espoirs et leur chagrin. Avant tout, ils souhaitent soutenir les familles qui, comme eux, ont été touchées par la maladie ou le deuil d'un enfant, aider financièrement et physiquement d'autres associations, dont le but rejoint celui de Naé soutien et partage, tout en favorisant les rencontres entre les familles.

Suite à la vente aux enchères de la Gui an neuf, les marguilliers ont remis un chèque de 2 084 € à l'association NAÉ Soutien et Partage, association choisie cette année pour recevoir le tiers de la recette.

« C'est notre tout premier don ! » La jeune association Naé soutien et partage, créée début octobre, vient de remettre un chèque de 1 500 € à l'association Petit Tom. « Nous avons créé notre association pour donner un coup de main aux associations qui, comme la nôtre, ont pour objectif d'aider et de soutenir, par tous les moyens possibles, les familles dont l'enfant est atteint d'une grave maladie ou qui ont perdu un enfant », explique Christophe Macé, le président.

De la cour de la salle polyvalente de la Meilleraye samedi, en fin d'après-midi, une multitude de ballons multicolores s'élancent doucement dans le ciel. Avec eux, s'envolent également les paroles de « Charly » : « Dans mon coeur je t'entends encore jouer à la marelle/Et 1, 2, 3 soleil/Et puis te voilà au ciel [...] », du chanteur Christophe Mahé. L'émotion est intense sur les visages. Sur les tee-shirts, les visages de trois enfants, Nolann et Évan, décédés suite à un cancer, et Angélique, victime d'un accident de la route. Enfants et adultes, ils sont venus nombreux leur rendre hommage, ainsi qu'à tous les enfants « partis trop tôt ».

Katia : « On n'est jamais préparé quand on apprend que son enfant, âgé de 7 ans, ne survivra pas à sa grave maladie. On s'accroche à la vie parce qu'on n'a pas le choix. Notre petit Evan souffrait d'une tumeur cérébrale, nous nous sommes battus ensemble pendant deux ans. J'ai cru jusqu'au dernier moment à la vie. Et c'est une chance ! On a besoin de parler de nos enfants. C'est le combat de l'absence. »

Bénédicte : « Après des années, les gens ne comprennent pas bien qu'on ait toujours envie de parler d'eux. Mais pour nous, les parents, leurs frères et soeurs, ils sont là, au quotidien. Angélique avait tout juste 18 ans lorsqu'elle est décédée brutalement dans un accident. Après, on n'est plus jamais pareils qu'avant. C'est tellement énorme, tellement impensable, innommable. On est orphelins... Quand on n'est pas passé par là, on ne peut pas imaginer le tsunami que ça provoque dans une famille ! Mais ça nous renvoie à l'essentiel et à la justesse des sentiments vis-à-vis des autres, et cela, c'est une force !